• Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Nous voici  repartis, Bregenz, petite ville autrichienne sur le lac de Constance...accompagnés de Géraud d'Accents du Sud-Ouest (que nous ne vous présentons plus...)  et de Luc de Conti qui n'est plus à présenter, vigneron de Bergerac! Nous allons retrouver Imgard, notre importatrice, dans ses murs.

    Notre venue fait écho à la visite d'Imgard cet été chez nous, et chez  les vignerons du groupe Accents du Sud-Ouest avec qui elle travaille. Une envie de découvrir cette région de la France, ses vignobles, et les vignerons qu'elle distribue depuis quelques mois maintenant. Elle était accompagnée de Christine, qui a fait office de traductrice et de Wolfgang, auteur de pièces de théâtre, dont le rôle était de mettre par ecrit toutes ces rencontres. Ce fut un moment très agréable, par une belle journée d'Aout (il y en a eu!), nous avions été dégustés un Entre-Deux-Mers au bord de la Dordogne, un mini-mascaret était venu leur souhaiter la bienvenue...Et un improbable surfeur sorti de nul part, a ponctué cette soirée baignée d'une douce lumière.

     

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Rien de tel qu'un Entre-Deux-Mers à l'apéritif  pour créer des liens

     

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

     L'agréable attente du mascaret...

      

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

      Petit coefficient avec un seul surfeur, mais la magie opère...

      

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Tout se termine par un banquet, un repas...la meilleur façon de       déguster nos vins!

       

     

    Le match retour, se déroulait donc à Begenz, avec les clients d'Imgard en ce début de Février. Une soirée originale : trois vignobles à découvrir avec des questions-réponses permettant une proximité bienvenue. C'est un exercice que nous n'avions jamais pratiqué, et que nous trouvons très intéressant.      Normalement les vignerons se trouvent très souvent derrière des tables et les invités déambulent pour déguster et discuter. Nous répétons très souvent la même chose et les discussions très intéressantes ne se déroulent qu'en petit comité...Nos vins comme ceux de nos confrère ont eu beaucoup de succès, nous avions déjà des "fans" de la Cuve à Mon Loup, ils ont pu découvrir d'autres facettes de notre production. 

    Puis à chaque changement de vignoble, une lecture des écrits de Wolfgang, par lui-même, ponctue ces échanges. Nous devons dire que ce fut un moment émouvant d'écouter ces mots nous raconter ... Une première pour nous ... Nous avons souvent eu des commentaires de journalistes sur nos vins, notre vignoble, mais là il y avait une autre dimension... des souvenirs partagés, des émotions par delà les vins. Une très jolie expérience!

     

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Carton d'invitation envoyé aux clients d'Imgard

      

      

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

       Les vins à la dégustation : Cuve à Mon Loup, La Mothe du Barry,        Vielles Vignes et Cuvée Le Barry

      

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Nous ouvrons le "bal" ...

     

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

    Wolfgang ponctue notre dégustation par son récit de notre rencontre cet été, nous vous laissons découvrir son texte sur notre rencontre... 

      

      "Il faut tout de même avoir le droit de s'enthousiasmer, de se laisser emporter par le soleil, la lumière, les routes couvertes de poussière, les herbes qui poussent au bord de la route et qu'on appelle des mauvaises herbes chez nous, admirer ces nids-de-poule merveilleux, qui sont en voie de disparition chez nous et qui me rappellent des journées de mon enfance dans une région viticole en Styrie. Pas étonnant donc qu'à  un moment donné je perde toute mon objectivité et qu'après les dix premières gorgées que je déguste, incapable de recracher comme je devrais, j'aie envie de m'installer ici, comme vagabond ou écrivain errant, ou alors comme fils, frère ou oncle adoptif d'un de ces vignerons. Les meilleurs viticulteurs du bordelais sont nés entre 1958 et 1962, me dit Joël*. Si le destin m'avait été favorable et qu'il m'avait fait naître ici, je serais sans doute devenu un excellent vigneron."

    Je ne me rappelle plus très bien quand j'ai écrit ces phrases. C'était peut-être déjà le premier soir, lorsque nous étions attablés autour de la table ronde sur la terrasse de Sandrine et Joël Duffau au Château La Mothe du barry, devant un fabuleux repas préparé par eux. Nous avons mangé du gazpacho de melon, du chorizo avec une ratatouille, du fromage de brebis en forme de rosette avec une confiture de figues faite maison, et pour couronner la soirée une glace aux amandes. La température parfaite, le vin délicieux et abondant, la compagnie agréable, ce qui explique peut-être ma prose quelque peu essoufflée.

    La première journée avait commencé par une expérience incroyable. Après nous avoir montré ses plus beaux vignobles sur la côte d'un plateau offrant une vue magnifique sur la région Entre-Deux-Mers, Joël nous empila dans sa voiture et nous conduisit au bord de la Garonne* pour attendre le Mascaret, une vague qui remonte le fleuve à contre courant. Nous ne savions pas du tout ce qui nus attendait, et lorsqu'il arriva avec un mugissement toujours plus fort, cet ensemble de vagues formé par la marée haute de l'Atlantique et le courant de la rivière, par lequel les surfeurs se laissent  porter en passant à coté de nous pour remonter encore plus loin, nous étions ébahis comme des enfants.

    Entre-Deux-Mers, cela veut dire bien sur "entre les mers", mais il s'agit effectivement du triangle entre la Garonne et le Dordogne avant que leurs eaux se réunissent pour former la Gironde, l'estuaire qui se jette dans l'Atlantique. A droite de la Dordogne et à gauche de la Garonne sont installés les grands Châteaux où sont produits les cuvées les plus célèbres du monde entier - les experts ne sont pas les seuls à le savoir. Mais la région Entre-Deux-Mers a réussi au cours des dernières années à sortir de l'ombre des riches et célèbres en développant son propre sens de qualité et son propre profil. Joël Duffau est un de ces viticulteurs qui personnifient cette nouvelle attitude. Pendant le repas, il nous raconte qu'il avait toujours trouvé le Bordelais des grands châteaux trop  arrogant. C'est pourquoi il est parti étudier la viticulture en Bourgogne. Ensuite il a travaillé entre autres en Californie, ce qui est probablement la raison pour laquelle il parle de vin "démocratique", donc un vin de qualité élevée, mais abordable pour tout-un-chacun. Elevé dans le style Bordeaux moderne, donc plus fruité avec moins de tannins. Même moi, j'ai compris maintenant. Pour la Cuve à Mon Loup par exemple, un vin sans souffre, cette philosophie est parfaitement claire. Son loup, c'est d'ailleurs le petit nom que Joël a inventé pour Sandrine, son épouse. Un joli nom, mais aussi un peu sauvage. Probablement pas un hasard, d'autant plus que les deux sont des caractéristiques qu'on peut utiliser pour un vin ou une femme.

    A coté de leur domaine, les Duffau ont construit un petit garni avec  trois grandes et belles chambres meublées de manière très originale. Le petit-déjeuner, lui aussi, nous surprend. Il n'y a pas seulement ce qui est de coutume en France, des croissants frais et des baguettes, mais aussi du pain perdu, que nous appelons "chevaliers pauvres" chez nous.

    Après le petit déjeuner je m'assieds pour un instant à une des tables placées entre le bar de plein air et le petit piscine derrière la maison. Tout à fait possible que ce soit ici que j'ai eu mon petit moment de nostalgie mentionné plus haut, en voyant le soleil se lever au-dessus d'un vignoble avoisinant. En tout cas je serais bien resté encore un peu plus longtemps à Moulon.

    Wolfgang Mörth 

     * est-ce la traduction simultanée ou les dizaines de gorgées de Wolfgang ? Mais aucun souvenir pour nous d' avoir évoqué ces années, dommage car Joël est né en 1964 ...

    * c'est bien au bord de la rivière Dordogne qui sinue pendant presque 10 kilomètres dans notre village, que nous les avons amené. 

     

    Vous avez compris le titre de notre article,   que Wolfgang a emprunté à Dostoïevski pour résumer ses écrits car c'était bien en hiver qu'il a livré ses impressions sur de belles journées d'été.

      

      

      

    Notes d'hiver sur impressions d'été ...

         Promenade dominicale au bord du Lac :  Luc, Imgard, Christine,          Géraud et Joël

     

    Retour à La Mothe du Barry pour une petite semaine et nous repartons ... là  nous traversons plus qu'une partie de l'Europe, nous allons atterrir à Montréal pour cinq jours avec nos amis. Couvrez-vous bien!


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